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    Camaïeu : fin de conflit et visite surprise de J.-L. Mélenchon

    jeudi 13.01.2011, 05:16 - W. H.

     Thierry Siwik, délégué CGT Camaïeu, et J.-L. Mélenchon. Thierry Siwik, délégué CGT Camaïeu, et J.-L. Mélenchon.

    | ACTUALITÉ SOCIALE |

    La grève a pris fin, hier, chez Camaïeu, avec la signature d'un accord entre la direction et l'intersyndicale CGT-FO-CFDT mettant fin au conflit débuté le 4 janvier. ...

     

    Hier après-midi, à l'union locale CGT, c'était l'heure des comptes, en présence d'un invité-surprise, Jean-Luc Mélenchon. Le leader du Parti de gauche a profité de son passage dans le secteur (il était invité hier soir pour une conférence à l'EDHEC), pour venir soutenir les salariés de Camaïeu.

    À l'heure du bilan, donc, c'est bien l'amertume qui prévaut. Car le résultat obtenu est loin des revendications initiales (150 euros en plus par mois et 100 embauches). Concrètement, les syndicats ont obtenu 5 embauches l'avancée de la date des négociations annuelles obligatoires (NAO) sur les salaires et la garantie que les salariés ayant participé au blocus de l'entrée de l'entrepôt ne seraient pas sanctionnés. En revanche, pas de cadeau sur les jours de grève, qui seront pris sur les congés ou bien retenus sur les salaires, avec échelonnement sur trois mois.

    Dans ce conflit, on a donc surtout vu une direction à la main de fer, qui ne lâchait rien, et qui a fait en sorte que la pression change de camp. D'abord, en assignant en justice les grévistes ayant bloqué l'entrée et la sortie des camions. Ensuite, en les menaçant de sanctions pouvant aller jusqu'au licenciement. Au final, les syndicats se sont retrouvés à batailler davantage pour éviter ces sanctions que pour obtenir satisfaction sur leurs demandes. Un peu dur à avaler pour des salariés payés en moyenne 1 150 euros par mois, et qui voient leur entreprise distribuer des dizaines de millions d'euros de dividendes.

    Point positif, tout de même : lundi, pour la première fois, certains employés « des bureaux » ont débrayé durant une heure, soutenant ainsi les revendications portées par leurs collègues de l'entrepôt.